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L’origine des espèces, ou pour en finir avec le darwinisme

Date à confirmer 20h30 – 22h Salle des fêtes de Saint-Germain-du-Plain

Par Michel Le Pillouer

Quatrième conférence du cycle, dans le droit fil des précédentes. Elle s’attaque à un terrain où l’examen objectif est plus difficile qu’ailleurs — un domaine « rempli de fureur et de controverses » — pour y faire le partage entre ce que la théorie établit et ce qu’elle suppose.

Introduction : cette 4ème conférence s’inscrit dans le droit fil des deux précédentes, où nous avons justifié le dessein intelligent d’un Dieu créateur, Tout Puissant, Transcendant à toute réalité physique et biologique, en refusant par là-même, le recours au hasard : il’y a, non pas un fossé entre l’inerte le plus complexe et le vivant le plus simple, mais un abîme infranchissable. Nous allons nous apercevoir pourtant que les études objectives vont encore être plus difficiles que dans la conférence précédente. Pourquoi ? parce que nous allons nous trouver dans un monde rempli de fureur, de controverses passionnées, avec insultes, excommunications, énormes mensonges, souvent par omission : par exemple silence complet sur des recherches nouvelles (cas de Rosine Chandebois, pourtant professeure émérite à l’université D’Aix en Provence) ou au contraire ouverte contre une jeune chercheuse du CNRS refusant les dogmes darwiniens (le cas de Anne Dambricourt-Malassé). Pourquoi cette fureur ? parce qu’il s’agit de savoir si, avec le prix Nobel Jacques Monod, nous sommes les glorieux accidents, résultats incroyablement chanceux d’un processus aveugle, aléatoire, c’est-à-dire le hasard ou si ou contraire nous devons penser que la croissance continue de la complexité des formes de vie est inscrite dans les lois de l’univers comme l’ont déjà montré les 2ème et 3èmes conférences. Bref on se retrouve en pleine guerre de religions ; d’une part la religion séculière du hasard, d’autre part la religion d’un Dieu transcendant. Nous examinerons tout d’abord les deux premières théories sur l’évolution, celle de Lamarck puis celle de Darwin. Nous montrerons ensuite les défauts, les insuffisances du darwinisme, ainsi que les tentatives pour le dépasser. Enfin nous ferons appel à la révolution de l’épigénétique pour bouleverser les anciennes certitudes et promouvoir de nouveaux axes de recherche.

Se débarrasser d’un faux problème puis d’un préjugé :

A. Il ne s’agit pas d’opposer tout d’abord créationnisme et évolutionnisme comme le font généralement les darwiniens pour ridiculiser la religion chrétienne ou tout savant opposé à Darwin mais imprudent dans son vocabulaire (cf. M Denton Evolution, une théorie en crise). En effet on peut être créationniste et évolutionniste comme Th de Chardin. La véritable opposition est entre le fixisme et l’évolutionnisme. Les partisans du fixisme, dont le plus célèbre était le grand biologiste françois Cuvier, affirmaient que les espèces ne se transforment pas les unes à partir des autres : un chat ne peut engendrer qu’un chat, comme l’expérience la plus courante le montre. Il était en même temps fonctionnaliste, puisque, pour lui, les adaptations des animaux et des plantes étaient conçues comme des créations divines ; bref, il refusait la descendance avec modification, c’est-à-dire l’évolution des espèces, les unes à partir des autres, au cours des âges géologiques. Or les découvertes en biologie et en paléontologie ont prouvé cette descendance avec modification à un tel point que l’on peut dire que l’évolution n’est plus une théorie mais un fait. Et il faut bien avouer que certains chrétiens surtout aux USA, causent bien des torts aux religions chrétiennes en voulant en rester à un créationnisme fixiste au lieu d’adopter un créationnisme évolutif affirmant que tout avait été prévu dès l’atome primitif (une tête d’épingle à des milliards de degrés). B. Quant au préjugé, encore vivace de nos jours, il consiste à croire non seulement que le darwinisme est la première théorie explicative de l’évolution mais encore qu’elle soit la seule valable. Or Darwin lui-même connaissait très bien les œuvres des Français Jean-Baptiste Lamarck et Geoffroy St Hilaire ainsi que celles de Goethe (il a réalisé l’étude des plantes , ce n’est pas qu’un homme de lettres ayant créé son Faust) qui ont tous émis leurs conceptions 50 ans avant Darwin. Mais ce n’est que dans l’introduction à la 4ème édition de l’origine des espèces que Darwin en parle. Toujours dans la même introduction, un peu plus loin, il ne fait plus allusion qu’à trois personnes, Saint Hilaire, Goethe et son grand-père E. Darwin ; il oublie donc cette fois Lamarck. Pourquoi ? sinon pour diminuer son importance. Toutefois aucun d’eux ne se sort du concept d’évolution. Cette situation crée un préjugé selon lequel toute remise en cause du darwinisme serait une remise en cause de l’évolution, c’est-à-dire de la descendance avec modification, alors qu’il ne s’agit que d’une théorie explicative sur l’évolution parmi d’autres possibles.

II. Les deux premières théories explicatives

Le lamarckisme : la girafe comme l’hippopotame ont 7 vertèbres cervicales. L’explication la plus simple est qu’ils dérivent d’un ancêtre commun. Pour Lamarck c’est parce qu’ils vivent dans des milieux différents que leurs besoins sont différents ; c’est ce qui explique la différence de taille entre les sept vertèbres cervicales. C’est la nécessité des efforts faits par les girafes vers le haut des buissons et surtout des arbres pour se nourrir quand la savane est brulée par le soleil, qui a produit leur cou si long : le besoin crée l’organe ou, comme la taupe devenue aveugle, supprime l’organe lorsque le besoin disparait. C’est pourquoi les hippopotames vivant dans les fleuves, ont de l’herbe à profusion et donc n’ont aucun effort à fournir pour se nourrir. Mais tout ceci suppose une transmission de l’acquis individuel aux générations suivantes. Or Lamarck ignorait, à son époque (1744-1829) que cette hérédité de l’acquis allait être niée au début du 20ème siècle par le hollandais De Wries reprenant les travaux du moine Mendel. Ces deux auteurs semblaient avoir montré que les facteurs héréditaires de transmission étaient uniquement internes (l’ADN de nos chromosomes) et donc ne dépendait pas de l’extérieur comme le climat ou l’état de la végétation. Résultat : il n’allait plus rester que la théorie de Darwin. Le darwinisme : pour expliquer l’évolution ou descendance par modification, Darwin, 50 ans après Lamarck, se servait de deux facteurs. D’une part des mutations aléatoires, c’est-à-dire dues au hasard et d’autre part la sélection naturelle, c’est-à-dire un concept pris à la sélection humaine, des espèces vivantes, sélection artificielle des jardiniers et des éleveurs, on favorise certaines espèces, certaines races végétales ou animales aux dépends d’autres espèces ou races. Reprenons l’exemple de la girafe sur une longue suite de petites mutations se déroulant au hasard (aussi bien dans le sens d’un allongement que d’un raccourcissement) peut, grâce au triage effectué par la sélection naturelle, ne retenir que celles qui favorisent l’allongement du cou et éliminer celles qui favorisent le raccourcissement du cou. La sélection naturelle favorise non pas les plus forts (élimination de formes plus grandes, exemple, tigre à dents de sabre) mais les plus aptes à vivre dans leur milieu. Au contraire du lamarckisme, le darwinisme pouvait s’accorder aux facteurs internes de transmissions, mis plus tard en avant, par De Vries : à partir de l’ADN se forme une molécule d’ARN messager, qu’un ribosome va lire pour construire une molécule d’acide aminée. La mutation sera donc soit une faute de frappe, soit une mauvaise lecture du message ARN. Donc pendant un peu plus d’un siècle et demi, le darwinisme sera la seule théorie explicative et ils jouèrent de cette situation pour nous faire croire à l’équation : la théorie de l’évolution = la théorie darwinienne = la sélection naturelle est le moteur premier voir le seul. D’où :

III. Les belles histoires darwiniennes

Les pratiques des félins : Elimination des petits par des mâles qui ne sont pas leur père pour que les femelles qui allaitent soient plus rapidement en chaleur (les lions) et pour qu’ils puissent transmettre leur gène. R. Dawking (l’horloge aveugle) essaie de montrer que par là ce n’est pas l’espèce qui est primordiale mais le gène égoïste, donc l’individu. Au contraire, les populations bénéficiant du gène altruiste sont avantagées puisqu’elles s’entraident et donc gagnent le combat qui les oppose aux populations qui ne s’entraident pas, l’espèce est protégée. On nous raconte aussi que le gène de l’homosexualité se perpétue car ils sont utiles pour aider et protéger les enfants des autres couples. Qui ne voit pas que dans un cas, les gènes avantagent les populations par rapport à l’individu et que dans l’autre cas c’est le félin ou l’homosexuel qui sont avantagés par rapport à la population. Est-ce bien cohérent ? Une autre belle histoire darwinienne, le monstre prometteur qui va elle, se voir démentir par les faits et cerise sur le gâteau « va montrer que des prédictions sont possibles ». Si c’est exact, c’est un rude coup pour la théorie synthétique de l’évolution, c’est-à-dire le darwinisme, puisque d’après celui-ci les mutations ne seraient dues qu’au hasard et dans ce cas comment prédire ? C’est la découverte de Lucy, australopithèque de 3,2 M d’années par le couple anglais Leakey, qui a conduit Y. Coppens avec son équipe à formuler l’East Side story ». Il y a à peu près 7 Millions d’années, la grande vallée du Rift africain s’est formée de l’Ethiopie à la Tanzanie. Les montagnes situées en bordure de ce Rift bloquent les pluies venant de la forêt tropicale et permettent le développement d’une savane à l’est de cette grande coupure ; c’est là que les squelettes d’australopithèques les plus anciens ont été découverts. On postula donc que les mutations aléatoires, c’est-à-dire dues au hasard, allaient permettre l’acquisition d’une posture bipède chez leurs descendants. De telles mutations n’auraient pu être sélectionnées chez les singes vivants dans les arbres ; en revanche ces mutations se seraient révélées avantageuses pour ceux qui vivaient dans la savane, bref des monstres prometteurs. Grâce à la bipédie, on peut voir son prédateur si l’on est debout. Une jeune chercheuse du CNRS, dont nous étudierons les thèses un peu plus loin, Anne Dambricourt-Malassé, s’oppose à cette belle histoire en prédisant que l’on trouverait aussi des australopithèques dans la forêt tropicale, à l’ouest à la même époque. Pourquoi d’après-elle ? Parce que l’évolution obéit non au hasard mais à une logique interne. Trois misérables petits faits vont venir confirmer cette prédiction et anéantir la belle histoire darwinienne. Yves Coppens, beau joueur, l’invitera à ses séminaires et surtout la défendra contre les darwiniens fanatiques : comment une si jeune chercheuse avait-elle le culot de s’opposer au dogme ? Toujours est-il qu’on trouva au Tchad, à une époque de 4,4 millions d’années (1 M d’années plus ancien que Lucy), un crâne d’australopithèque (Ramidus) vivant alors en forêt à cette époque. Puis l’australopithèque (Abel) trouvé toujours au Tchad par le français Michel Brunet. Quant à Tournaï, beaucoup plus ancien qu’Abel, on a prouvé que c’était bien lui aussi un préhominien. Donc une histoire « Inside story » et non « East side story ». Cf. aussi les petites histoires darwiniennes : les papillons londoniens. Toutefois la véritable difficulté ce sont les macromutations coordonnées négatives du hasard. Des êtres ayant encore le bassin d’un chimpanzé seraient gravement handicapés si une mutation de leur oreille interne ne se produisait pas en même temps, ce qui leur permettrait d’avoir un équilibre bipède alors que leur bassin seul ne permettrait pas cette démarche. Et vice versa : il faut les deux mutations en même temps cf. les déséquilibres graves des humains lorsqu’ils ont des cristaux sur le nerf de l’oreille interne. Coïncidence troublante pour un darwinien.

IV. La flagellation du darwinisme ou la complexité irréductible de M. Behe

Le piège à souris. Nous avons déjà évoqué ce problème pour l’origine de la vie. Comment admettre que l’abîme existant entre l’objet inerte le plus complexe et l’être vivant le plus simple puisse être comblé par le hasard !! Cf. la nécessité de la présence simultanée de l’ADN, de l’ARN messager, du ribosome traducteur et des enzymes de rapidité. C’est ce que M. Behe appelle un système irrémédiablement complexe puisqu’il est composé de plusieurs éléments et qu’il ne peut plus fonctionner si l’on retire l’un d’entre eux. Ces éléments n’ont donc pas pu apparaitre par un mécanisme darwinien de mutation et de sélection se déroulant étape par étape sur de longues périodes. M. Behe donne deux exemples : cicatrisation du sang et le fameux flagelle d’une bactérie. Je préfère vous donnez son exemple du piège à souris : il faut une plaquette, et enchâssée sur elle une petite plaquette pivotante vers le haut, avec un clou recourbé pour mettre l’appât et un peu plus loin un arceau sur cette petite plaquette ; plus un puissant ressort relié à un grand arceau rectangulaire appuyé sur la petite plaquette ; plus à l’autre bout un petit arceau auquel est relié une tige plus grande que la moitié de la plaquette ; le piège est en place quand la tige est reliée au 1er arceau en passant par-dessus l’arceau rectangulaire. Dès que la souris touche l’appât, la tige est débloquée et l’arceau fait son œuvre de mort. Puisqu’il est impossible qu’un tel système, irrémédiablement complexe, se mette en place d’un seul coup et tout seul par hasard, M. Behe en déduit qu’un concepteur intelligent l’a produit. Certes des microévolutions, qui furent le point de départ de Darwin, et qu’il a extrapolées à toute l’évolution, ne posent aucun problème si l’on part d’un organe déjà fonctionnel (cf. l’œil des rapaces) et que la petite mutation améliore immédiatement l’efficacité réelle de l’organe. Mais la difficulté insurmontable pour le darwinisme apparait lorsqu’il faut expliquer, non le perfectionnement progressif d’un organe, mais l’émergence progressive de l’organe lui-même. Car ce n’est pas l’ajout d’un seul élément qu’il faut expliquer mais le surgissement d’une multiplicité fonctionnelle. Chaque partie du piège prise isolément n’offre aucune fonctionnalité par rapport au dispositif complet. Ou alors les darwiniens sont obligés de revenir aux coups de chance successifs. Mais au loto (et non à une tombola où il y a un gagnant) qui gagnerait à chaque coup ferait connaissance avec la police. C’est que le hasard n’est pas l’essentiel pour comprendre l’évolution des espèces. Le hasard et la sélection naturelle n’expliquent que le foisonnement des espèces et des sous-espèces mais pas la macroévolution (sortie des eaux ou la rentrée des eaux). De même pour le monstre prometteur de Y. Coppens, avec qui peut-il se reproduire s’il est seul dans son cas ? et s’il n’est pas seul, peut-on encore parler de hasard ?

D’autres voix que celle de M. Behe s’opposent au darwinisme, (ou théorie synthétique de l’évolution) en affirmant qu’il n’est pas la seule explication de l’évolution, mais aussi la principale. Par exemple, Brian Godwin estime que le darwinisme oublie la coopération entre concurrents comme force fondamentale de la nature (les fourmis élevant des pucerons). Ou encore le philosophe des sciences Jérémy Fodor, pourtant athée et donc n’ayant pas d’à priori spiritualiste, qui nous fait remarquer que les darwiniens qui veulent exclure toute idée d’intentionnalité et se vouent au hasard ont tiré la sélection naturelle de la pratique des éleveurs et des agriculteurs ; mais justement, puisque la sélection naturelle est aveugle (cf. Dawking) et agit sans préméditation, alors que les agriculteurs sélectionnent pour des raisons précises, déterminées à priori ; il n’est donc pas légitime de faire la comparaison. En fait, c’est toute une partie de l’école française en biologie qui s’oppose au darwinisme. De Pierre Paul Grassé à Jean Piveteau, professeur émérite à l’université de Paris, défenseur lui aussi d’Anne Dambricourt, en passant par Rémy Chauvin ,tous contestent non seulement l’hégémonie du darwinisme, mais sa valeur de vérité. De même notre grand biologiste Jean-Marie Pelt, spécialiste des plantes, rejoint le japonais Motoo Kimura et sa thèse des mutations neutres. Une grande partie des mutations sont neutres vis-à-vis de la sélection naturelle et ne peuvent donc orienter l’évolution vers une plus grande complexité ; Finalement le darwinisme n’explique que la multiplicité, le foisonnement des espèces et races ou sous-espèces. Mais les darwiniens vont trouver dans un professeur émérite de l’université d’Aix-Marseille, Rosine Chandebois une adversaire si pertinente que la seule solution qu’ils vont trouver est le silence : comme si ses thèses n’avaient jamais existé, comme si elle n’avait pas formé un grand nombre d’étudiants.

V. Pour en finir avec le Darwinisme de Rosine Chandebois

Le désaccord au sein du darwinisme

Ce professeur commence par dénoncer un autre non-dit du darwinisme, la lutte très dure entre deux écoles darwiniennes sur un point essentiel, capital : pour les uns, tel R. Dawkins, il faut admettre avec Darwin que la nature ne fait pas de sauts et que l’on passe insensiblement, graduellement d’une espèce à une autre par de petites mutations. De ce fait, des darwiniens classiques s’opposent, injurient, dévalorisent, ridiculisent non seulement, comme on pourrait le croire des créationnistes fixistes (tels certains évangélistes des USA) ou évolutionnistes (tel le jésuite Theillard de Chardin), mais aussi des darwiniens « saltiques », tel que Stephen Jay Gould. Bien qu’étant resté semble t’il darwinien jusqu’à sa mort, il estimait que la structure des fossiles déjà trouvés s’oppose au gradualisme par deux arguments : Le 1er est la stabilité des espèces durant de longues périodes (cf. les scorpions existaient dès l’ère primaire ou le cœlacanthe 400 millions d’années, le poisson ancêtre des vertébrés sortis des eaux alors que d’autres espèces ne mutent pas dans le même milieu . Le 2ème est que l’apparition d’une espèce nouvelle est soudaine. Elle surgit d’un seul coup, complètement formée, aucun fossile de formes transitoires. Cette théorie de Gould, appelée « des équilibres ponctués » réduit de 95% le temps dont dispose l’évolution pour agir : d’autres mécanismes que le hasard, doivent exister. Pour éviter cela : désinformation à l’esbrouffe : on affirme Tout et son contraire. Manque d’esprit critique (cf. Jacob logique du vivant R.C p 45, cf. Monod R. C p 43)

La caducité du darwinisme

Deux exemples d’illogisme (R.C p 45 et 43) pour une réponse à l’esbrouffe. Le 1er illogisme est de de F. Jacob dans sa « logique » du vivant, vient du fait qu’il affirme tout et son contraire pour répondre au problème délicat de l’instabilité du génome pour que l’évolution se fasse par hasard. Or il y a des espèces qui n’ont pas évolué, les scorpions depuis le primaire et le cœlacanthe (poisson ancêtre de la forme vivante qui est sortie des eaux) vers 330 millions d’années. Le 2nd vient de Manod, dans le hasard et la nécessité. Là il s’agit de faire face au problème de la finalité chez le vivant.

Falsification du langage

1er exemple F. Jacob et le fameux bricolage de l’évolution. R.C p 48. La réponse consiste à montrer que l’évolution n’a pas fait une aile à partir d’une patte : elle a modifié toute la stratégie des interactions cellulaires impliquées par le développement de l’aile. En taisant cela (mensonge par omission) c’est un peu comme si F. Jacob niait l’existence d’ingénieurs et d’ouvriers spécialisés dans les usines aéronautiques et affirmait que c’est en bricolant l’aéroplane de jadis, que les « touche à tout », en on fait un super Boeing, fabriquant des réacteurs sans hélice et pilotage automatique à partir du manche à balai. 2ème exemple : mauvaise foi. Affirmer que les systèmes moléculaires inertes et vivants ne diffèrent en rien est surprenant. Même dans une perspective cartésienne, l’art divin est supérieur à l’art humain. Aucune machine humaine inerte ne tire d’elle-même aussi bien l’autoréparation que l’autoreproduction et à fortiori l’amélioration de son fonctionnement : subterfuges d’une désinformation voulue. Oubli des concepts de l’embryologie : si le néo-darwinisme (1940) était réellement une authentique théorie synthétique, elle n’aurait pas ignoré une discipline fondamentale : l’embryologie comparée. Un exemple parmi d’autres. F. Jacob dans son ouvrage « le jeu des possibles, ses affirmations sont de la désinformation à l’esbrouffe, puisqu’il affirme le contraire de la réalité, R.C. p41, et le tour est joué. Mystification dans l’emploi des Mathématiques, les néodarwiniens. Deux des plus grands mathématiciens de notre époque ont préféré les livres de Rosine Chandebois, René Thom (Médaille Fields) et Marco Schutzenberger, de l’académie des Sciences et auteur des failles du darwinisme. Ce dernier, dans la préface de « Pour en finir avec le darwinisme », oppose cet ouvrage scientifique sérieux de biologie aux ouvrages darwiniens mystifiants, utilisant pourtant des calculs et des programmes d’ordinateurs. D’après lui, la totalité de ces derniers ouvrages, repose sur des hypothèses de simplicités grossières : l’ordre que l’on croit voir surgir par un habile programme y était en fait caché ( très élémentaire comme celui des cristaux de neige ou de souffre). Bref, le résultat de tous ces efforts n’a pas dépassé le stade de simples jouets aussi insignifiants que les canards en bois de Vaucanson quant à l’écologie des palmipèdes. En conclusion, R.C. comme Jean Staune, nous explique le pourquoi de l’acceptation et de la longévité du darwinisme : c’est le matérialisme athée. Dawkins en est le meilleur représentant : « même si elle était démentie par les faits, la théorie par la sélection naturelle serait encore la meilleure théorie disponible ». Pas besoin d’en chercher une autre !!! ou Daniel Dennett : « comme je ne peux imaginer comment il pourrait y avoir une autre cause de ces effets que la sélection naturelle, je tiendrais pour acquis que l’objection est vide » !! pas besoin de se fatiguer les méninges !!! énormité, scandale épistémologique : aux USA les obscurantistes, c’est vrai, sont les créationnistes fixistes (certains évangélistes) mais aussi les darwiniens qui n’ont rien à leur envier !! certains darwiniens vont même faire débuter les origines de la science expérimentale au 18ème alors qu’en fait, il y a une régression par rapport au 16ème – 17ème, chez certains auteurs, tel Diderot ; ce dernier pense par exemple que les mathématiques ne joueront plus un rôle fondamental dans les sciences. Plus l’erreur et le mensonge sont énormes, plus ils risquent d’être adoptés cf. la 1ère conférence, voir p69 Staune.

Une nouvelle théorie utilisant l’embryologie comparée.

Tout d’abord la prise de conscience de l’importance, dans l’évolution des espèces, que ce n’est pas un adulte qui se transforme mais un embryon. Or le néodarwinisme ou théorie scientifique de l’évolution, s’entête, en dépit de l’évidence, à poser les problèmes comme si les formes adultes s’étaient transformées les unes dans les autres, alors que ce sont les modalités de l’autogenèse (c’est-à-dire, le développement de l’individu) qui se sont modifiés. En conséquence, cela diminue fortement la thèse selon laquelle le fonctionnement d’une cellule est contrôlée exclusivement par ses gènes ; c’est ce que F. Jacob appelle le programme génétique. Pour lui, « tout le plan de croissance, toute la série des opérations à effectuer, l’ordre et le lieu des synthèses, leur coordination, tout cela est inscrit dans le message génétique ». Dans cette optique, l’individu est réduit à un groupement de gênes, ceux-ci ayant été engendrés par le hasard d’une mutation, puis sélectionnés pour service rendu à l’espèce. Or : 1) personne n’a jamais fait la synthèse d’une seule cellule avec de l’ADN dans une quelconque solution de molécules. 2) on n’a jamais vu une cellule broyée se reconstruire comme une éponge.

D’où l’idée de l’importance des populations de cellules : dans l’organisme pluricellulaire, l’environnement des cellules est composé par d’autres cellules. Toutes sont tributaires les unes des autres, non seulement pour survivre, mais aussi pour accomplir les tâches qui leur incombent. Et qu’est ce qui leur permet cela ? une certaine organisation cytoplasmique transmise de génération en génération ; donc refus de l’exclusivité du programme génétique au profit d’un progrès « social » rendu possible par la communication qui enrichit les mémoires individuelles. (Cytoplasme : ce qui se trouve entre l’enveloppe et le noyau de la cellule).

On peut donner une autre preuve de cette information réciproque des cellules. Si on coupe un œuf d’amphibien (ex une grenouille) par un plan défini parallèle à l’équateur de l’œuf, à un stade avancé de la segmentation, les deux moitiés se désintègrent sans avoir montré le moindre indice d’un début de différenciation. Cette simple expérience montre que les deux moitiés, pour s’organiser, doivent s’informer réciproquement. Donc l’ADN ne commande rien, il n’est pas l’architecte. Mais parce qu’il fabrique des matériaux pour la construction des individus, il lui imprime son originalité. Et si la notion de programme génétique est erronée, ce sont les fondements même du darwinisme qui le sont. Et R. Chandebois de conclure : s’il faut tirer définitivement un trait sur le darwinisme ce n’est pas en raison de son incrédulité sur les coups de hasard improbables, c’est parce qu’il est scientifiquement faux. Que propose t’elle alors comme nouvelle orientation des recherches ?

L’évolution directionnelle ou une nouvelle logique du vivant.

Jusqu’alors, le darwinisme était fort du fait qu’il n’y avait pas d’autres théories, d’autres axes de recherche. Notre auteur fait remarquer que Pierre-Paul Grassé devait faire paraitre un autre ouvrage après « l’évolution du vivant » où il critiquait le darwinisme. Le nouvel ouvrage devait s’appeler « la face cachée de l’évolution » ; Mais sa mort l’a empêchée de l’écrire. Roseline Chandebois qui a rejoint Pierre-Paul Grassé sur l’essentiel, met son premier ouvrage « l’évolution du vivant » au même niveau que « l’origine des espèces » de Darwin. Cette théorie est falsifiable contrairement au darwinisme qui n’hésite pas à se contredire, quand les faits sont gênants pour lui. Cette nouvelle théorie au contraire fondée sur des recherches expérimentales embryologiques, a l’avantage d’être validée ou invalidée par les faits qu’elle étudie. Elle consiste, cette évolution directionnelle, à affirmer que la complication dans le temps de l’architecture des êtres vivants à résulter d’une division du travail métabolique toujours plus poussée, grâce à un processus entièrement automatique intégrant les mécanismes de tout un ensemble de théories explicatives. Tout d’abord admettre que le lamarckisme n’est pas à déconsidérer totalement. De même que si le darwinisme explique le foisonnement des espèces, le lamarckisme explique que les fluctuations du milieu environnant déterminent des fluctuations dans la composition, non du génotype mais du cytoplasme des cellules. Ensuite l’évolution directionnelle a procédé par l’allongement de l’autogenèse, l’œuf stockant des quantités toujours accrues de divers types moléculaires. Également, c’est par saltation et non par gradualisme que l’évolution directionnelle a fait apparaitre des organes de plus en plus spécialisés ; puis par orthogénèse, (c’est-à-dire un accroissement dans le même sens) apparition de nouveaux plans d’organisation, qui représente un assemblage d’unités, à partir des individus engendrés à l’étape précédente. Cela diminue le rôle du programme génétique : la preuve en est sans doute que les formes spécialisées ont moins d’ADN que les formes les plus anciennes. Autre preuve : avant même que la transcription de l’ADN nucléaire soit réalisée puisqu’alors les gènes sont encore réprimés, c’est-à-dire, ne peuvent exercer leur activité, c’est l’horloge cytoplasmique qui se met en route et c’est elle qui réactive les gènes. Tout ceci nous montre que le hasard n’a rien à faire dans ce processus ; c’est au contraire un évènement préparé dans l’ascendance de l’individu, depuis le début de l’évolution directionnelle. C’est pourquoi Roseline Chandebois appelle toutes ces conceptions, 1 théorie cybernétique de l’évolution ; c’est-à-dire 1 théorie sur un système où il y a causalité réciproque, ou encore rétroaction comme l’action de (cf p196) régulation du taux de sucre dans le sang. Rappelons qu’un système cybernétique régissant le vivant s’il est lié à la néguentropie, c’est-à-dire au fait qu’il s’améliore de lui-même en quantité et surtout en qualité (on est supérieurs en tant qu’individu à une limace), cependant ce système est limité, il est mortel, ce qui veut dire que finalement l’entropie l’emporte et que le système se désintègre.

En conclusion,

Ce ne sont en aucun cas parmi les formes les plus spécialisées d’un groupe qu’il faut chercher l’origine d’un groupe plus évolué, comme le veut le darwinisme, mais bien dans ses formes les plus archaïques. On peut de ce fait, tout en condamnant les chrétiens créationnistes fixistes,dire que la version biblique se rapproche étonnamment de la conception générale de la vie, que la biologie nous enseigne, alors que rien à l’époque ne permettait d’entrevoir cette chronologie : le végétal, avant l’animal, les animaux marins avant les terrestres(différence avec la mythologie grecque ou amazonienne et aussi le soleil et la lune saisis comme luminaires). Mais surtout ce que nous découvrons chez le vivant est d’une telle ingéniosité, d’une telle précision, d’une telle complexité, d’un tel gigantisme, révèle une telle prévoyance que nous pouvons légitimement contester l’obscurantisme athée du darwinisme, qui s’est même, de nos jours, transformé en terrorisme intellectuel. C’est ce qui est arrivé à la jeune chercheuse du CNRS Anne Dambricourt.

VI. La découverte en paléontologie d’un modèle mathématique sérieux (cf. en Physique ; cf. en Biologie Harvey)

Les avatars d’une découverte scientifique : Anne Dambricourt en 1988 publie dans les « comptes rendus » de l’Académie des Sciences sa théorie qui fait suite à une thèse de doctorat près une phase de reconnaissance dans la recherche grâce au mathématicien Schutzenberger et au prix Nobel Christian de Duve,à Jean Chaline, ainsi qu’à Yves Coppens ,le Nouvel Observateur, puis Sciences et Vie, entrent dans une cabale scientiste néodarwinienne avec le philosophe Pascal Pic. C’est comme elle le dit, une véritable descente aux enfers qui commence, attaquée à la fois dans sa découverte mais aussi dans ses intentions, en particulier dans un colloque « Pour Darwin ». La thèse darwinienne est réaffirmée sans preuve, alors qu’Anne Dambricourt prouvait que l’on observait un ordre géométrique. Toujours est-il que la mauvaise fois des opposants lui fait retrouver sa foi chrétienne qu’elle avait perdue après avoir eu, à l’accouchement, le malheur d’avoir son second enfant mort-né. Pourquoi en effet nier la découverte d’un fait d’ordre quantitatif ? C’est oublier que René Thom a confirmé la valeur du modèle mathématique utilisé lors de la soutenance de thèse ; cela vient donc du matérialisme scientiste de ses objecteurs qui manifestent un fanatisme terroriste, bloquant les nouvelles recherches scientifiques et philosophiques (cf. la légende maudite)

La thèse, son modèle mathématique, sa confirmation actuelle

Sans la nommer, Anne Dambricourt part du même constat que Roseline Chandebois : pour comprendre l’évolution, il faut se situer au niveau des embryons. Ce n’est pas un grand singe qui se transforme en australopithèque, mais un embryon du 1er qui évolue pour devenir un embryon du 2nd. Comme les embryons fossiles ne fossilisent pratiquement jamais, il faut utiliser les embryons connus, ceux des grands singes et des hommes actuels, et mettre en évidence les relations existantes entre la structure des crânes et certains stades du développement embryonnaire ; cela pour pouvoir déduire, à partir d’une mâchoire, d’une base de crane fossile, certains caractères de l’embryon inconnu. Pour cela, elle établit un triangle isocèle dont la base est une droite qui va du prosthion (au centre de la mâchoire supérieure) au basion, point situé au bord du trou occipital ; puis une 2ème droite part du basion et suit la pente d’un os situé au milieu du crâne, entre le trou occipital et le sphénoïde, os recouvrant l’hypophyse ; ensuite elle trace du milieu de la base, une perpendiculaire qui coupe la seconde droite en un point ; de ce point, elle trace une 3ème droite formant un triangle isocèle puisque la perpendiculaire est à la fois hauteur, médiane, et médiatrice du triangle. Plus le triangle sera plat, plus la base sera étendue, c’est-à-dire, plus le trou occipital sera éloigné de la mâchoire ; au contraire plus le triangle sera pointu, plus la base sera contractée, plus la mâchoire reculera pour se situer sous l’avant du cerveau. La 1ère découverte c’est que la forme du triangle isocèle est liée à un processus embryologique, la rotation du tube neural de bas en haut à hauteur de la future hypophyse : le basion se déplace alors vers la face. C’est le début de la contraction crâniofaciale. C’est cette amplitude que le triangle mesure ; il est le plus plat chez les ancêtres des singes, un peu plus élevé chez les petits singes, assez élevé chez les grands singes actuels ; plus pointu encore chez les australopithèques, encore plus chez l’homo sapiens archaïque, homo habilis, homo erectus et c’est chez l’homme qu’il est le plus pointu, avec disparition des bourrelet sus orbitaires. La 2ème découverte : ayant mis à part l’homme de Neandertal, donc sur une ligne différente de notre espèce, on la traita de raciste, alors qu’elle montre au contraire que tous les êtres humains ont la même flexion crânio-faciale, et non l’erreur de tous les tenants du racisme visant certains hommes. En revanche, elle montre que les néanderthaliens, ne sont pas embryologiquement des sapiens-sapiens. Anne Dambricourt est la seule paléontologue à avoir fait deux prédictions confirmées. On comprend la haine de certains darwiniens à son égard du fait qu’elle nous montre qu’une évolution se déroule sur 60 millions d’années et qui va toujours dans la même direction : contraction crânio-faciale qui est à l’origine de la bipédie permanente, rendue obligatoire par cette contrainte interne à l’embryogénèse et nullement à cause de la disparition des arbres de la vallée du Rif. Les espèces qui s’écartent de ce processus comme le paranthrope à partir des australopithèques ou l’homme de Neandertal à partir de l’homo erectus, disparaissent sans laisser de descendance. Le hasard est encore une fois un piètre concept, s’il est valable pour la microévolution, le foisonnement des espèces et sous-espèces, il échoue pour la macroévolution. Cette théorie va être corrélée d’une toute autre manière par des recherches d’une 3ème femme, Marie-Josèphe Deshayes, orthodontiste française. Elle constate un nombre d’enfants ayant des déséquilibres dans le développement du visage et ce phénomène est mondial ; on le trouve aussi bien chez les enfants d’Amazonie qu’en Inde ou en Australie et que donc il n’est pas lié au milieu environnant. La correction de ces déséquilibres se base sur la découverte de cette même logique de la contraction crânio-faciale, mais cette fois au cours du développement de l’enfant (et non de l’embryon).

Toutefois le plus important va se trouver dans la modélisation mathématique ; ce ne peut être un modèle mathématique-chaotique, puisqu’il a une mémoire (cf. 60 millions d’années). Anne Dambricourt l’a appelé « l’harmonique » et elle retrouvait alors la conception de Roseline Chandebois sur l’idée d’une mémoire interne (différence : R. Chandebois la situe dans le cytoplasme et A. Dambricourt dans le génome). Le modèle mathématique est très complexe, mais sachons que notre médaille Fiels (le Nobel de mathématiques) René Thom a confirmé ces travaux dans le domaine mathématiques : « les attracteurs étranges ». Et s’il y a un modèle mathématique, il est difficile de croire que ce soit dû au hasard. C’est d’ailleurs pourquoi l’athéisme a des problèmes avec la nécessité pour les Sciences Expérimentales et même des Sciences Humaines de s’en passer, cf. les grands philosophes athées d’Allemagne, Schopenhauer et surtout Nietzsche). Mais ce qui attendait le darwinisme est encore bien pire. VII. Le coup de grâce au darwinisme : l’épigénétisme (cf. l’ouvrage de Joël de Rosnay : la symphonie du vivant) L’affaire Lyssenko : Depuis Mendel et De Vries, fin du 19ème et 1ère moitié du 20ème, le lamarckisme avait été abandonné ; en effet il semblait qu’il n’y avait pas d’hérédité de l’acquis, mais que les caractères de l’individu, aussi bien physiques que mentaux dépendaient de son génome, de son ADN, transmis pour moitié du père et moitié de la mère (la double hélice) de nos chromosomes. Malgré cela, un biologiste russe Lyssenko dès 1929 prétend revenir au lamarkisme et donc à l’hérédité de l’acquis. Pourquoi ? Parce qu’il estimait en bon communiste léniniste et stalinien, que l’on pouvait par des greffes sur les plantes ou par l’éducation sur l’homme, donc par l’influence du milieu, agir sur l’évolution non seulement des plantes et des animaux mais aussi de l’homme ; bref que l’on pouvait créer d’abord un blé nouveau résistant au climat arctique et un homme nouveau, un communiste parfait en changeant le milieu. On sait maintenant que pour avoir raison il avait trafiqué ses expériences ; en effet, on ne peut en Occident refaire ce qu’il prétendait avoir obtenu. Mais le pire, c’est que cette affaire conduisit de nouveau les savants au goulag et à la mort. Finalement, dans les années 60, Lyssenko fut écarté de l’institut génétique. Le darwinisme triomphait de nouveau, Lyssenko ayant ruiné l’agriculture soviétique et le néo-lamarkisme. Ce fut de courte durée car au début du 21ème siècle :

Une Révolution épigénétique éclata. Nous allons nous en tenir au rapport entre Epigénétique et transmissions des caractères acquis (JAR p.283) Tout d’abord un point de vue : Epistémologique. Ce n’était pas la 1ère fois que l’on suspectait quelqu’un d’avoir triché, bien qu’il eût raison. En effet, certains estiment que Pasteur avait dû acidifier sans le dire, l’eau dans les expériences sur la génération spontanée : on pensait que son dispositif n’aurait pas pu empêcher la pénétration par les microbes dans le col de cygne de ses ballons de verre. Toujours est-il que même si Pasteur avait triché, il avait raison.D’ailleurs, personne de compétent ne croit plus en la génération spontanée. Preuves de la transmission héréditaire des caractères acquis. Encore une jeune femme, Isabelle Mansuy, avec son équipe de l’université de Zurich a pu identifier des mécanismes de transmission épigénétique chez la souris. Des molécules de Micro-ARN spécifiques ont été repérées dans le sperme de souris adultes soumises à un stress intense (séparation d’avec leur mère à la naissance). Ces molécules d’ARN, injectées à des embryons de souris normales, produisaient à la naissance le même comportement anormal que les souris stressées. En revanche les souris qui avaient reçues l’ARN témoin (donc non stressé) restaient normales. Idem à l’école de médecine du mont Sinaï avec cette fois de la cocaïne. Donc il y a bien transmission de l’acquis (cf. les abeilles). Mais il y avait déjà des cas que la génétique darwinienne n’arrivait pas à résoudre et que maintenant l’épigénétique résout très bien, le fanatisme darwinien étant plombé les vrais jumeaux sont génétiquement identiques, or du fait de leur éloignement, de leur genre de vie différent (tabac, drogue), si un de ces jumeaux peut être préservé de certaines maladies, l’autre peut en être sujet. De même on a observé que le comportement de la femme enceinte influençait le développement cellulaire de son enfant, dès le stade embryonnaire. Nos modes de vie vont donc avoir un impact chez nos descendants (J de Rosnay p 334)

Conclusion : c’est donc le rejet du darwinisme comme seule théorie de l’évolution : elle n’est plus qu’une théorie restreinte n’expliquant que le foisonnement des espèces. Il faut donc retirer au hasard l’exclusivité de l’explication et comprendre que l’essentiel est à chercher au niveau de facteurs internes. Sans oublier la double mauvaise foi des darwiniens, cf. Marjorie Green, philosophe américaine, à propos des gradualistes darwiniens ;d’abord fidèles au maître, mais finissant par accepter les conceptions de Gould : la selection au niveau de l’espèce et non des individus, avec un processus irrégulier, rapide et discontinu ; et seconde volteface, acceptant l’épigénétique alors que le darwinisme orthodoxe l’avait condamné pendant près de 2 siècles.

En pratique

  • Quand
    Date à confirmer
  • Où
    Salle des fêtes de Saint-Germain-du-Plain
  • Entrée
    Libre, participation au chapeau

Intervenant