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Introduction :

La 1ère conférence nous a montré que ce sont uniquement les chrétiens qui sont aux 16ème et 17ème siècles à l’origine des sciences de la nature, du fait de l’Incarnation du fils de Dieu (c’est en cela que le christianisme est différent des autres religions) : la Terre, qui, jusqu’alors, était considérée commun un cul de basse fosse, devient une planète noble, divine et donc digne des mathématiques réservées jusqu’alors à l’optique et aux mondes lunaire et supralunaire par Aristote.

La 2ème conférence : 3 révolutions scientifiques et un théorème de physique ont montré que la conception matérialiste et athée est prise en défaut : l’univers n’est ni stable ni infini dans l’espace et le temps, mais au contraire possède un commencement et une fin, ce qui implique une cause spirituelle, éternelle, intelligente, personnelle et Toute Puissante, c’est-à-dire Dieu.

Cette 3ème conférence : conçue par notre regretté Jean-Dominique BAYLÉ, va essayer de vous montrer qu’entre le hasard et le dessein intelligent, c’est la 2ème conception qui est la meilleure. Nous commencerons par une réflexion épistémologique, suivie par un historique du problème, pour enfin nous attacher au fond du problème philosophique sur l’origine de la vie.

1 – Un peu d’épistémologie :

Comme l’indique Jean-Dominique BAYLÉ, il faut distinguer d’une part le domaine de la biologie et d’autre part celui de la philosophie, et ici plus particulièrement la métaphysique.

Le 1er domaine est atteint par nos sens, surtout la vue, mais aidée par des appareils d’observation et de mesure de plus en plus sophistiqués (microscope optique puis électronique). A partir de la création d’hypothèses, à l’aide de concepts mesurables remplaçant des idées anthropomorphiques (ex Harvey et son modèle circulatoire remplace le modèle d’irrigation d’Aristote basé sur la comparaison du corps humain à un champ agricole)

Quant au domaine de la métaphysique, il se caractérise par l’étude de ce qui est au-delà de nos sens, de toute observation sensible et de toute mesure (ex l’âme de Dieu) et donc atteint seulement par la réflexion rationnelle. Mais, distinction d’avec Jean-Dominique BAYLÉ, je pense que la science peut nous obliger à renoncer à certaines conceptions métaphysiques : exemple le monde ayant eu un commencement, appelé singularité initiale, et dans la théorie du Big Bang c’est-à-dire de l’univers en expansion. Et dans le théorème de Vilenkin, il ne peut donc être infini, en particulier dans le passé. L’athéisme et même le Kantisme sont alors réfutés par des théories scientifiques, d’une part l’athéisme parce qu’il affirme l’infinité du monde dans le passé et sa stabilité malgré l’expansion de l’univers et, d’autre part le Kantisme parce qu’il affirme dans la critique de la raison pure que l’on peut prouver tout aussi bien que le monde a eu un commencement et qu’il n’en a pas eu.

On a bien ici un recoupement entre science et métaphysique. D’ailleurs la 1ère conférence nous a montré que l’on ne pouvait séparer science et religion : elles s’influencent réciproquement (voir la première conférence : Naissance des sciences de la nature grâce à la religion chrétienne.)

2 – Historique du problème :

Je reviens à Jean-Dominique. Pendant plus de 2 millénaires, du IV avant JC au XIX siècle, il y a une croyance quasi unanime en la génération spontanée, c’est-à-dire la possibilité que des êtres vivants puissent apparaitre, non pas à partir d’un germe provenant d’un animal semblable à l’être engendré, mais à partir d’autre chose que leur semblable. Aristote dans son Histoire des animaux (539a) appelle « genesis automaton », c’est-à-dire génération du hasard des animaux naissant par exemple du bois pourri, ou de la vase, ou de la rosée, ou des excréments. Les animaux brisent donc la série causale habituelle, puisqu’eux dépendent d’une autre série entièrement étrangère (au 19ème on croit encore que des souris sont nés dans un sac de farine, ou des lichens nés de la roche). Donc une matière sans vie peut donner naissance à des êtres vivants sans parents.

  • J’ajoute au texte de Jean-Dominique, qu’en 1642, Descartes, au début de la seconde méditation, nous explique comment il conçoit le corps humain : comme une machine, c’est-à-dire un automate dont les mouvements sont commandés par l’âme. Descartes a connu  la fameuse machine de Marly, qui envoyait dans les jardins du roi à Versailles de l’eau sous pression qui animait des statues leur donnant du mouvement, donc une des propriétés de la vie. La vie de ce fait, ne présenterait pas une différence de nature avec la matière inerte. Descartes, dans ce paragraphe, emploie même pour désigner le corps, le terme de cadavre, puisque c’est l’âme qui l’anime et que celui-là meurt quand celle-ci le quitte. Toutefois Descartes est plus prudent que Malebranche et Buffon qui eux, font de l’animal machine une thèse affirmative. La thèse cartésienne est négative : on ne peut prouver la sensibilité animale, encore moins la pensée animale, puisque l’animal n’a pas de langage. Cette thèse de Descartes est avant tout une promotion d’une médecine mécaniste efficace plutôt qu’une thèse métaphysique. Et que veut avant tout Descartes ? C’est distinguer l’homme de l’animal et affirmer que l’art divin est sans commune mesure avec l’art humain : il manquera à nos robots une véritable autoréparation, autoreproduction voire surtout une évolution autonome et supérieure. Sans oublier que c’est l’homme qui construit et gère le robot et l’améliore au cours du temps.
  • A peu près au même moment, deux italiens, Redi et Spallanzani contestent la génération spontanée en affirmant que chaque chose vivante provient d’une chose vivante préexistante. Redi prouve sa thèse : dans 3 bocaux contenant de la viande, le 1er à l’air libre voit apparaitre des asticots sur la viande, le 2ème recouvert de gaze, voit des asticots sur la gaze, le 3ème hermétiquement fermé n’a aucun asticot ! La vérification de Pasteur au milieu du 19ème règle définitivement la question. Il porte des ballons à col de cygne à ébullition pendant quelques minutes jusqu’à ce que la vapeur d’eau sorte par l’extrémité du col, puis les laisse refroidir. Pendant ce refroidissement l’air aspiré du fait de la condensation de l’air dans le ballon dépose les poussières et leurs germes sur la 1ère courbure ; or le liquide bien qu’en contact avec l’air extérieur reste inaltéré puisque les germes ne peuvent y pénétrer. Exit la génération spontanée.
  • Pourtant Pasteur reconnait lui-même avec raison que cela ne règle pas le problème de l’origine radicale de la vie. C’est pourquoi en 1871 Darwin estime qu’à l’origine la vie est apparue par hasard dans un petit étang chaud au contact d’un volcan et de la mer : tout ceci aurait constitué un riche bouillon de produits chimiques, à partir duquel se serait formé le 1er organisme vivant, après une longue période d’incubation, durant les temps géologiques. Donc retour au hasard de Démocrite et Epicure.

    D’où deux problèmes :

    Le 1er : Peut-on fabriquer de la vie en laboratoire à partir de l’inerte ?

    Le 2ème : Hasard ou action divine, dans l’apparition de la vie ?

    3 – La synthèse du vivant en laboratoire :

    A – L’inerte le plus complexe obtenu en laboratoire :

    La génération spontanée des anciens postulait une opération simple pour passer de l’inerte au vivant (Aristote -histoire des animaux 588b), même chose chez Lucrèce. En fait, ceci supposait une totale méconnaissance de la complexité abyssale du vivant. Celle-ci va apparaître grâce aux efforts pour réaliser la synthèse du vivant entre 1950 et 1970. L’expérience la plus connue est celle de Stan Miller en 1953. Il reproduit dans son laboratoire les conditions d’une atmosphère primitive, bien entendu supposée, puisque l’on ne peut l’observer directement pas plus que l’apparition de la vie : méthane, ammoniac et hydrogène sont donc portés à ébullition conformément au texte de Darwin : cette atmosphère est privée doxygène, celui-ci détruirait les briques élémentaires du vivant, les fameux acides aminés. Miller récolte tantôt 13, tantôt 22 acides aminés, composés de 15 à 40 éléments chimiques (C, H2, N2 etc) qui sont capables de s’assembler et de se stabiliser en macromolécules complexes, c’est-à-dire des protéines essentielles à tous les êtres vivants. Ce sont donc des corps organiques, que l’on ne trouve qu’en présence des vivants mais ces corps organiques sont incapables de s’auto-reproduire, s’autoréparer, s’auto-alimenter, donc non vivants.

    En 1958, on arrive à produire en laboratoire, par décharges électriques dans l’atmosphère primitive supposée, des polymères d’acide aminés qui ne sont toujours pas des êtres vivants mais qui sont des agencements ordonnés encore plus complexes que ceux de Miller.

    En 1960, synthèse de l’adénine A, une des quatre bases nucléotides entrant dans la composition de l’ADN. Donc dans certaines conditions, ces briques se forment spontanément, restant stables et solides. Du désordre l’homme a pu parvenir à un certain ordre. Mais depuis 1970, il y a un arrêt presque total des tentatives pour obtenir l’apparition de la vie à partir de l’inerte en laboratoire. Ce renoncement est une prise de conscience qu’à l’heure actuelle personne ne dispose du moindre scénario possible pour recréer les conditions du démarrage de la vie (cf. p et p 269.264.277). Aussi, la biologie de synthèse ne consiste pas à essayer de recréer les divers éléments nécessaires à la vie à partir d’éléments inertes mais à partir du vivant. On bricole à partir d’éléments d’ADN, de protéines, voire de cellules vivantes. Mais ceci n’a rien à voir avec l’apparition spontanée de la vie à l’origine, c’est-à-dire à partir de matériaux totalement inertes. L’intérêt aussi bien pour la connaissance que pour la technique est certain, mais sans commune mesure avec l’origine du vivant, il y a 3M5, 3M8, après l’apparition de la terre. La soupe primitive est donc insuffisante pour que la vie apparaisse ; Et si cela avait été possible, ce serait encore un vivant, l’homme, qui aurait réuni les conditions de l’apparition de la vie

    B – L’abîme entre l’inerte le plus complexe connu et le vivant le plus simple ?

  • Pour Aristote tout être est constitué de matière, être en puissance pouvant d’abord recevoir une multitude de formes, ces dernières, être en acte, peuvent informer la matière, elles sont simples pour les corps inertes, comme l’or ou l’argent, végétatives chez les plantes (croissance, reproduction), sensitives et locomotives chez les animaux, rationnelles chez l’homme. Il y a donc à la fois continuité et rupture entre les différents nivaux d’êtres. Mais ceci est une théorie métaphysique, inutile pour les études quantitatives, mathématiques du vivant (de légères différences avec J.D. Baylé). La théorie du corps machine et de l’animal machine de Descartes, les permet au contraire, ainsi que la possibilité d’observer au microscope le vivant (Aristote ne faisait que décrire ce qu’il voyait).
  • Que nous montrent les microscopes optiques et électroniques ? Des êtres qui semblent intermédiaires entre l’inerte le plus complexe et les vivants les plus simples. Les virus et autres parasites possédant l’autoreproduction mais pas l’auto-assimilation et l’autoréparation. Ils ne peuvent donc constituer le passage entre l’inerte et le vivant puisqu’ils ont besoin de celui-ci pour se développer (hypothèse : vivants qui ont régressé). Alors quel est actuellement le vivant le plus simple ? C’est une bactérie « Candidatus-Carsonella », un organisme unicellulaire qui comporte 250 gènes et près de 160 000 bases nucléotides. Remarquons que c’est encore un parasite puisqu’elle ne possède pas une auto-assimilation complète ; elle a encore besoin d’un vivant, c’est donc un demi-parasite. Mais elle possède la machinerie pouvant l’assimiler à un être vivant car capable de se dupliquer avec l’ADN (la double hélice de ses chromosomes où  est stockée l’information : yeux bleus, cheveux bruns) possédant l’ ARN messager qui transmet les informations (cf. la vaccination Covid) et le ribosome qui est le traducteur des messages pour les différents organes, c’est-à-dire le traducteur de l’information : Extrême complexité du plus petit vivant. Or deux cercles vicieux vont accentuer la difficulté du passage de l’inerte au vivant. Premier cercle vicieux, pour construire un ribosome de qualité, il faut des protéines qui elles-mêmes sont synthétisées par un ribosome. Deuxième cercle vicieux, toute cellule ne peut subsister et se répliquer sans ADN, qui lui-même ne peut vivre indépendamment de la cellule, en particulier de l’enveloppe de cette cellule. Vous vous rendez compte de l’effarante complexité du plus petit vivant autonome : rien à voir avec ce que croyait Démocrite, Epicure, Lucrèce et Darwin, les champions du hasard. Nous avons à faire, non pas à une usine immense très complexe, mais à une multitude d’usines dont le fonctionnement est coordonné de façon absolument précise (cf. Darwin et l’œil humain).
  • Enfin, non seulement l’ADN est l’assemblage d’information le plus sophistiqué de l’univers mais il possède aussi des protéines particulières et indispensables : les enzymes ; elles permettent à ces machineries usines une incroyable rapidité. Sans elles les synthèses de l’ADN et de l’ARN demanderaient 78 millions d’années pour que seulement la moitié du substrat soit traité. Grace à elles, le même travail est réalisé en 18 millisecondes, soit un gain de 10 puissances 17 (cf. p. 234). Comment de telles machineries usines ont-elles pu apparaitre ensemble et d’un seul coup pour pouvoir fonctionner (p225). Il y a bien une rupture abyssale entre le plus complexe des matériaux inertes et le vivant le plus simple, disons un gouffre expliquant pourquoi on ne met plus d’argent dans la synthèse de la vie en laboratoire (cf. p 241)
  • 4 – Hasard ou dessein Intelligent ?

    A – Hasard :

  • Un ordre pourrait naître du chaos primordial.
  • Exemple de la cristallisation : dans une soupe, liquide concentré de souffre par exemple, je fais tomber un cristal de souffre, et celle-ci se cristallise en entier (un cristal de souffre possède une structure géométrique précise), donc analogie avec une autoreproduction chez le vivant. Mais on peut provoquer la même cristallisation soit avec un choc électrique, soit avec une poussière quelconque. En fait la soupe est prête à se cristalliser. Aucune comparaison possible avec le vivant,c’est totalement  différent de l’autoreproduction. Quant au laboratoire c’est toujours un vivant qui réunit les conditions d’apparition de la vie

  • Mais ne peut-on chiffrer la probabilité ?
  • Oui, c’est mathématiquement possible !! Voici les chiffres connus pour l’heure. Il faudrait 180 types de protéines différentes, des dizaines d’enzymes et des organites locomoteurs pour une cellule seule et la plus petite qui soit. (0,2 microns, 160 fois plus petite que nos cellules) Frank Salisbury, de l’université de l’Utah, estime la probabilité par réactions chimiques naturelles sur 10 puissances 20 planètes hospitalières au cours d’une période de 4 M d’années a une chance sur 10 puissances 145, en pratique donc, aucune chance. D’autres (dont F. Hoyle ancien athée devenu déiste) ont calculé la probabilité de rassembler par le seul hasard les deux mille enzymes utiles pour la vie à une chance sur 10 puissances 40 000, chiffre qui n’a plus de signification dans le domaine du réel, sauf à refuser le théorème de Vilenkin plus le Big Bang et d’admettre un passé infini. D’autres enfin ont calculé à 1chance sur 10 puissance 340 000 la probabilité que naisse par hasard la plus simple cellule vivante. En fait ce sont les soi-disant incroyants qui croient en des choses pratiquement impossibles.

  • Pour pallier cette difficulté, ces croyants athées au hasard sortent soit leur joker de science-fiction, une infinité de multivers parallèles au notre mais sans contact avec lui, contre le principe de Popper, contre le théorème de Vilenkin (alors effectivement la probabilité devient possible), soit le « rien profond » du champion actuel de l’athéisme R. Dawkins où la cause est non seulement inférieure à son effet, mais n’existe même pas : contradiction avec le principe de causalité.
  •  B – Le dessein intelligent :

  • L’argument en sa faveur est que c’est grâce à un réglage fin biologique, qui s’ajoute au réglage fin cosmologique (cf. le principe étudié lors de la deuxième conférence), que la vie a pu apparaitre au sein de la matière inerte, ce réglage fin biologique fait donc appel à la même cause du réglage fin cosmologique, non matérielle, non spatiale, intemporelle, intelligente et Toute Puissante, c’est-à-dire Dieu. Deux possibilités :
  • Soit on admettra que ce Dieu créateur a posé dès l’origine du monde des lois qui ont déterminé de façon naturelle le saut de l’inerte au vivant (cf. la constante cosmologique allant jusqu’à la 122ème décimale)
  • Soit on n’admettra qu’aucun ensemble de lois n’est capable de provoquer un saut aussi gigantesque et on devra alors tenir compte que cette étape est intervenue par une action spéciale de ce Dieu créateur. Je préfère la 1ère possibilité : la Grandeur de Dieu.
  • C – Objections à l’intelligence créatrice :

  • La préférée de Dawkins, le champion actuel de l’athéisme : qui a causé Dieu ? Nous avons déjà répondu par deux arguments dans la conclusion de la deuxième conférence :
  • Le 1er : la thèse cartésienne de Dieu comme cause de Soit, Dieu s’auto engendre, Effet=cause.

    Le 2ème : que de même qu’il faut des propositions non démontrées pour prouver les théorèmes (c’est-à-dire les axiomes), il faut une première cause « incausée » pour justifier toute la série des causes suivantes (puisqu’une série infinie dans le passé est impossible cf. théorème de Vilenkin).

    • Pourquoi chercher une cause à l’univers, puisqu’il n’y a pas de temps antérieur au Big Bang et que matière, espace et temps naissent ensemble ? (Cf. la théorie de la relativité générale). On oublie qu’une cause n’est pas nécessairement antérieure à son effet. On peut concevoir qu’ils soient simultanés. D’autant que les raisons de réclamer une cause n’ont pas disparu : l’essentiel dans l’affaire est que l’univers a fait son entrée dans l’existence à un moment précis du passé, 13M8. De même pour la vie il y a 3M5,8. Il existe bien un premier moment de l’existence de l’univers, qui s’est réellement écoulé pour faire place au moment suivant, premier moment qui appelle une explication ; la seule chose exigée est que cette cause ne soit pas physique, c’est-à-dire matérielle et spatiale, temporelle.
    • Quant à l’univers sans bord d’Hawking (rare exemple récent du passage du déisme à l’athéisme, après un second mariage après divorce) celui-ci est obligé de contester la mort thermique de l’univers. Et si celui-ci s’est auto engendré, comment est-ce possible ? surtout à partir d’un rien profond (Dawking : l’horloger aveugle) ce qui contredirait le principe de causalité.

    Conclusion :

    Jean-Dominique BAYLÉ est plus prudent que moi. Qui des croyants en un Dieu créateur, ou des soi-disant incroyants ,admettent le plus de choses incroyables ?
    La réponse me semble facile : les seconds qui s’appellent pourtant des incroyants. Le rasoir d’Occam (entre deux théories on choisit la plus simple) est ici dépassé puisque l’on a affaire cette fois à des positions absurdes. Soit les univers multiples (ou les multivers) qu’on ne pourra jamais observer soit le « rien profond » de Dawkins où cette fois non seulement la cause est inférieure à l’effet, mais même, elle n’existe pas.